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Anniversaire : Daniel Cordier, grand résistant, fête ses 100 ans à Cannes

Le 13 mai 2019, David Lisnard remettait la médaille d’Or de la Mairie de Cannes à Daniel Cordier, résistant de la première heure et secrétaire de Jean Moulin entre 1942 et 1943. Un hommage et une cérémonie essentiels pour entretenir la mémoire de la Résistance et transmettre à la nouvelle génération les valeurs de ces combattants qui ont su dire « non » à l’occupant nazi et au régime collaborationniste.

Le maire de Cannes a salué avec émotion et admiration le 100e anniversaire de ce Compagnon de la Libération, le 10 août dernier, devenu historien et marchand d’art après la guerre, et lui exprime toute la fierté de le compter parmi les plus illustres Cannois.

« Né au lendemain de la Première Guerre mondiale, Daniel Cordier n’échappe pas à la Seconde qui mobilisera son honneur, son courage et sa volonté de vivre libre. Répondant à l’appel du Général de Gaulle, il rejoint la France Libre dès juin 1940 puis assiste Jean Moulin jusqu’en 1943. Plus qu’un témoin, il a été un artisan de l’histoire du XXe siècle et de la Victoire sur l’occupant nazi et le régime collaborationniste. Un tel engagement suscite respect et admiration. Son parcours, porté par une exigence permanente d’indépendance, est source d’inspiration. Je suis heureux et ému de lui souhaiter un joyeux anniversaire et lui exprime ma fierté de le compter parmi les plus illustres Cannois. » David Lisnard, maire de Cannes

Un engagement pour une France libre

Daniel Cordier n’a que 19 ans lorsque, le 17 juin 1940, Philippe Pétain prononce une allocution appelant à négocier la paix avec les Allemands. Révolté par ce discours, il décide de poursuivre le combat. Encouragé par l’appel à la résistance du Général de Gaulle, il embarque pour l’Angleterre dès le 21 juin, accompagné d’une quinzaine de volontaires. A l’été 1941, il est affecté au service « Action » du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), les services secrets de la France libre. Parachuté en France en juillet 1942, il rencontre Jean Moulin, représentant du général de Gaulle et délégué du Comité national français, dont il devient le secrétaire jusqu’en juin 1943. Après l’arrestation de ce dernier, Daniel Cordier poursuit sa mission en zone nord. Pourchassé par la Gestapo, interné en Espagne, il est finalement de retour en Angleterre fin mai 1944, où il est nommé chef de la section des parachutages d’agents du BCRA. La Croix de la Libération lui est décernée le 20 novembre 1944 pour avoir manifesté dans ces fonctions « des qualités de dévouement et de courage hors pair ».

Après la guerre, Daniel Cordier consacre sa vie à la peinture et commence une collection d’art contemporain. Au début des années 1980, Daniel Cordier se fait historien pour défendre la mémoire de Jean Moulin à travers plusieurs ouvrages fleuves. Plusieurs fois distingués par la République bien que peu intéressé par les décorations, Daniel Cordier est chancelier d’honneur de l’ordre de la Libération. Le 18 juin 2018, il a été élevé à la dignité de grand-croix dans l’ordre national de la Légion d’honneur. En lui remettant la médaille d’Or de la Ville, David Lisnard, maire de Cannes, a exprimé tout son respect et son admiration.

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