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Attentat de Conflans : émotion, lucidité et détermination pour David Lisnard

Dans un post publié sur son profil Facebook, David Lisnard a réagi à l’effroyable meurtre du professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, vendredi après-midi à Conflans – Sainte Honorine.

« Comment ne pas évoquer aujourd’hui le côté le plus immonde de l’âme humaine, celui de ce terrorisme meurtrier et totalitaire qui endeuille une famille, défie notre pays, nous révolte.

Il s’appelait Samul Paty. Il avait 47 ans. Il était enseignant. Il est mort décapité en pleine rue, en France, pour avoir exercé son métier d’éducation civique auprès de ses élèves consistant à leur montrer les caricatures de Mahomet qui avaient valu à la rédaction de Charlie Hebdo d’être la cible du terrorisme islamiste en janvier 2015, et à leur expliquer pourquoi la raison et l’esprit critique doivent l’emporter sur les passions et le fanatisme religieux, en l’occurrence à visée totalitaire.
Il s’appelait Samuel Paty et il fut, avant d’être lâchement assassiné, attaqué sur les réseaux sociaux et au sein même de son établissement par des parents d’élèves qui l’ont insulté et ont demandé à la direction de l’établissement où il enseignait de le suspendre pour avoir osé montré à leurs enfants ces fameuses caricatures.
La fracture est profonde. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer et lutter contre le terrorisme islamiste qui tue, qui mutile, qui effraye et veut soumettre tous ceux – les non musulmans, les athées, les agnostiques et les indifférents, l’immense majorité des musulmans, les femmes, bref la quasi-totalité de l’humanité – qui n’adhèrent pas à sa doctrine extrémiste, obscurantiste, fasciste. Il s’agit de combattre le terreau de ce terrorisme qu’est l’idéologie islamiste qui a pris pied en France et se déploie sur les réseaux sociaux, dans la société, à travers aussi certaines mosquées et par le biais d’associations qui ont parfois pignon sur rue et relaient un discours visant à substituer à bas bruit la loi islamique aux lois de la République française.
En s’en prenant à un enseignant, le tueur s’en est pris à l’esprit des lumières qui caractérise notre pays. Il s’en est pris à l’école qui est le lieu d’apprentissage et de diffusion de notre culture. Il s’en est pris à ce lien qui doit nous unir par-delà nos croyances religieuses, politiques, philosophiques et pas delà nos origines et nos conditions de vie. Il s’en est pris à tout ce qui fait notre société démocratique et républicaine, tout ce qui fait la France.
Ce ne sont pas nos indignations, nos pleurs, nos colères, notre révolte face à l’innommable qui permettront d’éradiquer ce mal. Ce sont les actes et les actes seuls, méthodiques et justes, qui auront raison de la volonté des islamistes d’imposer leur volonté.
C’est toute une nation qui doit se lever.
C’est tout un peuple qui doit faire rempart.
En tant que Maire de Cannes, j’ai déjà pris et continuerai de prendre mes responsabilités dans ce combat avec les moyens qui sont les miens dans le cadre de notre état de Droit, par des actions concrètes, par un refus ferme et catégorique de céder aux revendications, pressions et autres menaces qui sont la marques des faibles et des lâches. Ce fut le cas quand nous n’avons en rien cédé à des revendications de séparation des filles et des garçons dans les piscines, quand nous avons les premiers réglé des troubles à l’ordre publics générés sur les plages par des femmes en burkini au lendemain de l’attentat de Nice, quand nous avons interdit des aliments à connotation religieuse durant les kermesses et refusé ceux-ci dans les cantines, quand nous avons affiché les caricatures après l’attentat contre Charlie Hebdo et tenu une exposition de tels dessins de presse dans le quartier République, quand nous avons imposé très tôt une charte de la laïcité aux associations qui nous permet en cas de manifestations communautaristes de supprimer les subventions et retirer l’accès aux locaux et équipements municipaux, etc. Ces positions face au communautarisme ont été assumées fermement et sereinement, dans le respect de chacun, et je crois très largement acceptées.
Il ne faut pas se contenter de condamner après coup. Au plan national, des mesures doivent être prises, dont par exemple les suivantes :
  • dissolution du CCIF ;
  • fermeture de la mosquée qui a publié la vidéo de haine à l’égard de l’enseignant (celle de Pantin) ;
  • contrôle de toutes les mosquées, fermeture de celles à risques ;
  • fermeture de toutes les boutiques et commerces qui sont des lieux de trafic pour alimenter le terrorisme ;
  • poursuites et condamnation des apologues sur les réseaux sociaux du radicalisme islamiste ;
  • expulsion du territoire national des radicalisés étrangers ;
  • informations des maires par l’Etat sur les individus les plus radicalisés et possibilité de les interdire d’accéder à la fonction publique et de participer aux associations.
Pour que Samuel Paty ne soit pas seulement un mort de plus mais un mort de trop.
Mort pour la France. Mort pour notre droit de vivre libre et debout dans un pays bercé par la lumière de la Raison critique.
Pour que vive notre République, que chacun puisse y trouver sa place quelles que soient ses croyances et ne cherche jamais à les imposer aux autres par la force.
Que vivent libres nos enfants et petits-enfants.
Vive la France, qui ne mérite pas ces barbares. »

 

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