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Congrès des Maires de France : l’action cannoise donnée en exemple lors des ateliers sur la transition écologique et sur les finances locales

David Lisnard participait, dans le cadre du 102e Congrès des Maires de France, au débat organisé sur le thème de la transition écologique où il a pu exprimer sa conception en la matière : « la transition écologique s’inscrit au cœur de la mission politique : il s’agit de faire communauté, une communauté de destins que l’on projette dans le futur. Car il ne suffit pas de dire qu’il y a urgence : il faut des actes ».

David Lisnard a une nouvelle fois demandé à ce que l’État fasse confiance aux maires, qui occupent un rôle primordial en termes de protection de l’environnement : « les communes doivent multiplier les initiatives. Mais l’État doit nous laisser bosser. Il doit nous sanctionner quand c’est nécessaire, mais il doit nous laisser prendre ces initiatives ».

Parmi ses nombreuses actions en faveur de la protection de l’environnement, David Lisnard s’est notamment exprimé à propos de la Charte Croisière élaborée sous son impulsion par la Mairie de Cannes : « On ne peut pas, d’un côté, sanctionner les automobilistes qui polluent, et de l’autre fermer les yeux devant ces bateaux poubelles. Cela montre une énième défaillance de l’État. A partir du 1er janvier 2020, j’interdirai tout bateau qui n’aura pas signé notre charte. Aujourd’hui 94% des croisiéristes l’ont signée. C’est un excellent début. »

En matière de finances locales, sujet dont il a fait de Cannes un véritable modèle, avec une baisse de 55 millions d’euros de la dette depuis 2014, des taux d’impôts communaux qu’il a refusé d’augmenter et une capacité d’autofinancement significative, qui permet à la Mairie de Cannes de réaliser des investissements importants, dans le but d’améliorer la qualité de vie des Cannois et de renforcer l’attractivité de la ville, David Lisnard a pu partager son expérience de gestion avec ses collègues lors d’une table ronde.

« A Cannes, si on cumule les baisses de dotation, nous avons été privés par l’Etat de 76 millions d’euros. Parallèlement, nous créons des recettes et avons baissé la dette de 55 millions d’euros en 5 ans. Et nous ne sommes pas récompensés de ces efforts. Les communes apportent un excédent budgétaire et sont soumises à la Règle d’or : je ne comprends pas qu’il puisse y avoir une acceptation de cette mise sous tutelle par l’État. C’est une remise en cause de la décentralisation ».

Une mise sous tutelle de la part d’un État… qui ne respecte pas ses propres règles, celles qu’il impose aux communes : « Nous maîtrisons nos dépenses. La seule dépense qui augmente plus que la limite imposée par l’État est une dépense imposée par l’État : il s’agit du coût de la redevance domaniale sur le domaine maritime ».

Alors que les dépenses de l’État flambent, face à tant d’injonctions contradictoires, David Lisnard a réclamé davantage d’autonomie fiscale pour les communes : « Aujourd’hui nous sommes dans une logique de dépendance et non de souveraineté. L’impôt, c’est la capacité d’action d’intérêt général, ce sont des crèches, des écoles, des policiers municipaux : un service public qui doit être performant. Il faut affirmer le principe d’autonomie fiscale. C’est une question de démocratie locale. La suppression de la taxe d’habitation va créer un effet domino ».

Un vaste chantier pour restaurer la liberté d’action des communes afin de répondre de façon performante aux attentes des citoyens.

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