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David Lisnard a présidé la 74e commémoration de la Victoire du 8 mai 1945

Rappelons-le, la Seconde Guerre mondiale, ce sont près de 60 millions de victimes. Alors que nous célébrerons prochainement les 75 ans du débarquement de Provence et la libération de Cannes le 24 août 1944, David Lisnard a présidé les cérémonies d’hommage aux Cannois morts pour la France aux monuments aux morts de La Bocca et de l’Hôtel de Ville, en passant par la stèle des Maréchaux.

Le Maire de Cannes a salué l’engagement des forces alliées et celui des femmes et des hommes de l’ombre qui ont répondu à l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle.

Extraits du discours :

« Après la boucherie militaire de 14-18, voici l’abattoir de 39-45 pour des milliers de civils en raison de ce qu’ils sont : juifs, tziganes, homosexuels, esprits libres, etc… 

Et plus rien ne sera comme avant. 

Le 8 mai 1945, c’est donc l’avènement du génie gaulliste, préfiguré par son expertise anticipatrice militaire, puis sa vision prospective internationale jusqu’à cette prouesse diplomatique et politique : la France occupée ou/et collaborationniste, la France vaincue de juin 1940, la France Pétainiste, la France libérée est autour de la table des vainqueurs, dans le club très fermé des administrateurs de Berlin aux côtés des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Union Soviétique. 

Oui, parvenir à faire de la France un pays vainqueur de la deuxième guerre mondiale, et pas simplement libéré par les forces alliées soutenues par la résistance, relève du génie politique. La France retrouve tout de suite sa place, sa liberté, sa souveraineté, et c’est au Général de Gaulle que nous le devons.

Le pays retrouve son honneur, le peuple sa fierté, et c’est au général de Gaulle que nous le devons. La France redevient la France, et c’est au Général de Gaulle que nous le devons.

Au Général de Gaulle et à tous ceux qui l’ont accompagné, tous les résistants et combattants français auxquels nous rendons hommage aujourd’hui, qui ont servi sans faillir, par conviction, par force de caractère, par le hasard des circonstances parfois mais toujours avec courage, une certaine idée de la France qui ne peut être que debout, vaillante, libre ; La France libre qui parlait chaque jour au micro de la BBC, depuis le sublime appel du 18 juin 1940.

La France du plateau des Glières et des maquis du Vercors, la France des combattants de Monte Cassino et de Bir Hakeim et de tous les actes héroïques des soldats de Londres et de l’ombre. Cette France libre, c’est elle aujourd’hui qui nous convoque face à tous ceux qui remettent en cause sa singularité. »

Puis David Lisnard a abordé l’actualité du moment à deux semaines du renouvellement du Parlement européen en affirmant la nécessité de transformer l’Europe, de la rendre plus proche et concrète au service de l’intérêt des européens, pour en faire une force face aux grands enjeux de notre époque dont l’environnement et le développement numérique.

« L’Europe a besoin d’une identité, d’une histoire, d’un patrimoine commun plus que de directives supranationales. André Malraux disait que « le monde moderne porte en lui-même, comme un cancer, son absence d’âme. » Oui, l’Union européenne a besoin d’une âme qui fédère et fasse vibrer au même vibrato les peuples européens. Quelle est cette âme : elle puise aux racines du Christianisme avec des pays à majorité tantôt catholique, tantôt protestante, tantôt orthodoxe. Cela ne signifie pas que pour être européens il faudrait embrasser la Croix mais il est une réalité historique que les peuples européens sont profondément marqués par la culture, la morale, les valeurs héritées du christianisme, jusqu’au drapeau bleu à la couronne de douze étoiles dont l’évocation ressort directement du livre biblique de l’Apocalypse.

Oui, l’Europe doit se penser et se construire comme puissance, pour affronter les deux impératifs majeurs de notre époque. L’Europe doit être puissante : 


– pour l’environnement pour que l’Europe soit en mesure de s’emparer de cette cause urgente et prioritaire qui ne peut passer que par des règles internationales résultant d’une capacité diplomatique continentale. La lutte contre le réchauffement climatique, la bataille pour la biodiversité nécessitent d’énormes de production qui ne sauraient concerner que les entreprises françaises et européennes.


– sur le numérique ensuite. C’est hautement stratégique. Nous ne pouvons plus être sur la défensive et il en va de notre sécurité, donc de notre liberté. Nous devons construire une filière industrielle européenne du numérique, un airbus du numérique, car dans le cas contraire nous serons définitivement déclassés à l’échelle de la planète, simplement considérés comme consommateurs, avec une économie devenue petite sous-traitante des pôles chinois et américains, seuls détenteurs de la Big data et de tous les talents créateurs de technologie, de richesse et d’emplois. 


Voilà une belle ambition pour l’Europe ! Voilà une ardente exigence pour la France. 


Voilà la fidélité aux vainqueurs du 8 mai 1945. Parmi ces vainqueurs  figurent les combattants de la France libre et nos glorieux résistants, dont le poète René Char combattant entre autre dans le Maquis du Vercors en 1943 et 1944. Il écrit à cette époque dans les « feuillets d’Hypnos cette étrange sentence : « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament. » Cet héritage, mes chers amis, c’est celui de la liberté, celui de la pensée gréco-romaine de la culture judéo-chrétienne, de l’Esprit des Lumières. 

Ce testament, pour protéger les générations futures, il est temps de le rédiger, de sortir du vide la pensée. Il passe par la transmission des valeurs de la République le partage des œuvres culturelles, la valorisation du patrimoine. Par ce que nous savons avec Alexis de Tocqueville que : « Quand le passé n’éclaire plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres. »

Notre époque recèle toutes les potentialités. À nous, dans la fidélité du 8 mai 1945 d’en faire avec conscience un facteur de développement, de paix et de liberté pour nos enfants. 

Mesdames et messieurs, chers amis, l’histoire de demain s’écrit aujourd’hui, avec la même exigence, la même responsabilité, le même engagement que celle écrite par les femmes et les hommes de 39-45 à qui nous rendons hommage ce matin. Une voix, un appel a fait lever une armée de l’ombre. Un homme, un général a redonné l’espoir à une Nation en péril et imposé la France Libre à la stratégie des alliés.


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