Accueil > A la Une > En action > Pour Cannes > Economie-Emploi : nouvelle intervention de David Lisnard en faveur des entreprises impactées par la suspension de l’événementiel et du tourisme

Economie-Emploi : nouvelle intervention de David Lisnard en faveur des entreprises impactées par la suspension de l’événementiel et du tourisme

David Lisnard a effectué une énième démarche pour que la spécificité du secteur dit de l’évènementiel et du tourisme d’affaires (MICE) soit entendu par le Gouvernement, que les réalités des centres de congrès et par ricochet de tous les professionnels concernés soient prises en compte.

Sur son profil Facebook, il rappelait ce vendredi matin que : « Beaucoup de commerçants, artisans et plus généralement d’indépendants, extras, PME, TPE, dépendent de la capacité des centres de congrès et foires à ouvrir et travailler, avec une multitude de secteurs concernés (du montage des stands à l’hôtellerie et les autres formes d’hébergement en passant par la restauration, les transports, la sécurité, les prestations scéniques et techniques, etc, etc). parallèlement aux démarches que je mène directement (je serai ainsi reçu par Bruno le Maire la semaine prochaine), je vous envoie donc l’extrait d’un courrier que nous venons d’adresser au président de la République (cosigné de représentants de la filière : France Congrès et Evènements, Unimev, Traiteurs de France, Synpase, L’Evénement, Coésio) au nom du secteur le plus sinistré de France :

« Monsieur le Président de la République,

A travers les grands événements qu’elle organise et accueille sur son sol, la filière événementielle française porte haut les couleurs de la France. Reconnue au niveau mondial comme l’une des plus exigeantes et créatives, elle participe à la vie économique et sociale de notre monde, contribue à partager des connaissances et promouvoir les dernières innovations sur de nombreux plans scientifiques, médicaux, techniques, alimentaires, industriels (…). En outre, elle encourage les changements de comportements collectifs et individuels, tout en favorisant la confiance, ce qui est majeur à l’heure de la prolifération des fausses informations.

Cette filière d’excellence française est en train de mourir alors qu’elle est au cœur de la politique de rayonnement de notre pays et de ses talents, en Europe et sur la scène internationale. Et pour rester en vie, elle a besoin de vous. Sans votre appui, nous ne passerons pas les prochains mois, que l’on nous annonce sans activité jusqu’en août prochain.

Le collectif du secteur de l’évènementiel rassemble les principales collectivités concernées et l’ensemble des acteurs professionnels de la filière des salons, congrès, réunions d’entreprises et d’institutions, foires expositions. Nous demeurons l’interlocuteur privilégié de votre gouvernement depuis le début de la crise sanitaire.
(…)
Nous avons bénéficié, au même titre que les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration des mesures d’activité partielle, d’exonération partielle des charges patronales et d’accès au fonds de solidarité, et nous vous en remercions, Même si, concernant ce dernier dispositif, ce n’est que depuis le décret du 2 novembre 2020 qu’il a été élargi à de nombreux prestataires de la filière et devient finalement pertinent (plafond, critères d’attribution plus souples), alors qu’il aurait dû accompagner notre secteur, dans cette nouvelle mouture, depuis le début de la crise.
Par ailleurs ces mesures (…) ne sont surtout accessibles qu’en cas de fermeture administrative.
(…)
Depuis 5 ans, les politiques économiques nous poussent à la création d’ETI pour faire face à la concurrence internationale et notamment allemande pour finalement les laisser sans aide durant cette crise effroyable. Les ETI et les entreprises de plus de 50 personnes sont les sociétés porteuses du marché. Trop grosses pour être accompagnées, trop petites pour négocier par elles-mêmes, elles sont les oubliées de ces mesures.
Monsieur Le Président, (…) nous sommes à l’arrêt depuis le 3 mars dernier.

Les « stop and go », les limitations de jauges à 5 000 ou 1000 personnes, ont eu raison de la programmation de nos salons, congrès, foires ou évènements. (…)

De mars 2020 à septembre 2021, nous passerons 18 mois sans aucune activité. L’activité partielle, l’exonération des charges patronales, dont on nous a de surcroit refusé l’accès de juin à août, ne seront pas suffisantes. Les PGE, auxquels 70% de notre profession a eu accès pour une partie, et pour lesquels nous avons des difficultés pour obtenir le solde, sont déjà bien entamés.

Les mesures d’accompagnement sont salvatrices mais ne couvrent que 40% à 60% de nos charges restantes.

Le temps aura raison de nous et si vous ne nous soutenez pas, au-delà des annonces, nous disparaitrons dans les 6 prochains mois.

36 000 emplois directs, 3000 entreprises et 40 milliards de retombées économiques pour la filière comme pour le tourisme et les territoires sombreront avec nous.

Depuis plus d’un mois, nous n’avons plus de réponses à nos questions.
(…)
Nous avons besoin urgemment de visibilité, de mesures sûres à long terme, notre présent courrier étant un « appel au secours ».

Nous avons besoin, Monsieur le Président de la République, d’un signe fort de votre part. Nous vous demandons solennellement de nous accorder un rendez-vous spécifique à notre seule filière, afin que nous puissions avec vous instruire les possibilités de notre avenir. (…). »

Consultez tous les articles > A la Une, En action, Pour Cannes

Google Analytics Alternative