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Santé : Le Conseil Local de Santé Mentale de la Mairie de Cannes soutient les jeunes et les actifs fragilisés par la pandémie

Pionnière dans la lutte contre le Coronavirus, la Mairie de Cannes s’est mobilisée depuis le début de la crise sanitaire contre les conséquences économiques et sociales dévastatrices en raison des interdictions et des fermetures prononcées par l’Etat, et donc de l’arrêt des activités. Dès le 27 octobre 2020, elle a été la première ville à lancer une cellule municipale de soutien social, financier, juridique et psychologique pour aider les victimes de la pandémie. Aujourd’hui, au regard de l’accroissement inquiétant des troubles psychologiques générés par l’épidémie, David Lisnard, maire de Cannes, décide de recentrer les priorités du Conseil Local de Santé Mentale (C.L.S.M.) à destination des jeunes et des actifs fragilisés. Ce soutien, qui s’inscrit dans la durée, vise à favoriser une prise en charge rapide, garantir une continuité des soins et prévenir les troubles de santé mentale des personnes en difficulté. Ainsi, le C.L.S.M. cannois renforce le partenariat public-privé entre les professionnels médico-sociaux de la chaîne de santé locale pour améliorer la prise en charge de ces patients.

« La santé mentale des Français ne cesse de se dégrader en cette période de crise et alors même que le pays est déjà un des plus grands consommateurs d’antidépresseurs au monde. Il est fondamental de continuer notre démarche de soutien et d’aides initiée depuis plusieurs années en lien avec la médecine de ville et l’hôpital et qui, par ailleurs, nous a été très utile lors de cette épidémie de Covid. Il faut sortir de cet enfermement qui est une source évidente de perturbation psychologique, psychique et psychiatrique. »

David Lisnard, maire de Cannes

Protéger les victimes de la pandémie : une priorité municipale

L’épidémie du Covid-19 a engendré des conséquences désastreuses sur le plan économique, social et sanitaire. Pour préparer la sortie de crise et le retour à une vie « normale », la Mairie a déjà déployé de manière proactive des aides sociales, financières, juridiques et un soutien psychologique comme la création, dès le 27 octobre 2020, de la première cellule municipale de soutien aux victimes de la crise sanitaire. Ce dispositif novateur et inédit en France, piloté par le Centre Communal d’Action Sociale (C.C.A.S.), organise un service d’écoute professionnelle et d’orientation et octroie des aides exceptionnelles en fonction des besoins. Par une approche globale, il met en place également un accompagnement psychologique en s’appuyant sur l’hôpital, et plus particulièrement le Conseil Local de Santé Mentale (C.L.S.M.). Cette cellule municipale est dotée d’une enveloppe budgétaire de 200 000 et accompagne 323 familles à ce jour.

Dans la continuité de cet outil et afin d’aider encore plus les personnes précarisées par la conjoncture actuelle, la Mairie de Cannes intensifie son action pour la prévention, l’alerte et le traitement des troubles psychologiques. En effet, la précarisation et la désocialisation d’une grande partie de la population ont participé à la dégradation progressive de la santé mentale des Français et au développement significatif de comportements dépressifs qui perdurent au-delà de la pandémie.

Mobilisée en première ligne pour la protection des Cannois, la Municipalité recentre, ainsi, les objectifs du C.L.S.M., mis en place en 2016, vers la prise en compte de la santé mentale des publics les plus fragilisés, sans oublier les bénéficiaires actuels[1], que sont :

–          les jeunes qui, en raison de leur désocialisation et de l’augmentation du « décrochage scolaire », peuvent être amenés à des pratiques addictives et dangereuses ;

–          les victimes de la précarité des Petites et Moyennes Entreprises, les indépendants et tout particulièrement les employés de la restauration et de l’évènementiel, afin de détecter les fragilités et les glissements pouvant conduire à un état dépressif réactionnel.

Coordonner les opérateurs médico-sociaux locaux pour lutter contre le développement de troubles psychologiques

 Le C.L.S.M. cannois coordonne les actions municipales et celles du secteur psychiatrique public et privé, des professionnels de santé et des partenaires médico-sociaux (police, justice, éducation, sport etc.). Il a pour objectif de renforcer le partenariat public-privé entre les professionnels médicaux de la chaîne de santé locale et d’améliorer la prise en charge des patients.

Au regard de la dégradation particulièrement inquiétante de la santé mentale des jeunes (voir les statistiques en annexes), la Mairie de Cannes déploie, à travers son C.L.S.M., un nouveau plan d’actions destiné à prévenir et à traiter rapidement le développement des troubles psychologiques. Ses orientations visent à :

  • créer un « réseau de soutenants » bénévoles (professionnels en retraite ou étudiants en psychiatrie ou psychologie) pour orienter, accompagner et soutenir les familles et les jeunes ;
  • permettre une prise en charge rapide, quand l’enfant, le jeune et son entourage sont les plus réceptifs aux soins ;
  • garantir un accès aux soins, favoriser leur continuité et pallier toute absence d’un des soignants qui peut fragiliser la dynamique de soin mise en place ;
  • soutenir les familles moralement et faciliter l’aide financière via un travail étroit et transparent avec les équipes et services sociaux. Les orienter vers les structures et les professionnels conventionnés (les consultations coûtent en moyenne 70 euros et sont non ou faiblement remboursées) ;
  • former un réseau de « sentinelles » (enseignants, éducateurs sportifs et surtout élèves référents), pour relayer le signalement auprès des bons interlocuteurs ;
  • développer des stratégies thérapeutiques différenciées par un travail plus étroit avec les établissements scolaires et universitaires, la Caisse d’Allocation Familiale (C.A.F.) et le C.C.A.S. ;
  • mettre en place un forum d’échange accessible et convivial entre jeunes afin de rompre le sentiment d’isolement ;
  • proposer la présence d’un groupe ou d’un forum de parole pour aider les parents à détecter les signes d’anxiété et de stress chez leurs enfants et adapter leur comportement ;
  • faciliter l’accès aux structures post hospitalières ou de consolidation de soin par l’aide à la constitution de dossiers d’admission souvent très lourds, ou l’allégement des délais qui restent l’enjeu d’un traitement réussi.

Plus que jamais, le C.L.S.M. cannois est un maillon important de la chaine de prévention et de soin. Son action volontariste de terrain et ses propositions concrètes sont indispensables pour répondre aux enjeux d’une reprise durable et pérenne.

C’est dans cet objectif d’efficacité que la Municipalité dissocie le C.L.S.M. de la Commission Extra-Municipale de la Santé (C.E.M.S.)[2]. En effet, face à l’importance des dégâts psychologiques, déjà présents et à venir, cela permettra de rendre le C.L.S.M. plus autonome et, par conséquent, plus opérationnel dans le déploiement de ses actions en direction des publics prioritaires. 

[1] Publics en situation de précarité : des enfants aux personnes âgées.

2 Lancée en 2014, la C.E.M.S. regroupe uniquement les partenaires médicaux contrairement au C.L.S.M. qui regroupe les opérateurs médicaux et sociaux

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